QUAND LA CADENCE DEPASSE L’HOMME : BURN-OUT ET SILENCE DANS LES GRANDES ENTREPRISES
Dans un précédent article, j’évoquais le chemin intérieur de transmutation. Aujourd’hui, j’aimerais poser des
mots sur ce qui, parfois, l’empêche : la cadence et l’épuisement.
Il existe des hommes qui travaillent dans de grandes entreprises où la cadence est soutenue, constante, exigeante.Des environnements où la responsabilité est lourde, les exigences nombreuses, et où la pression ne faiblit jamais vraiment.
Ces hommes tiennent.
Ils avancent, encaissent, s’adaptent. Ils font face aux dossiers qui s’accumulent, aux délais, aux injonctions parfois contradictoires. Ils font de leur mieux, souvent avec beaucoup de conscience professionnelle.
Et pourtant, à force de tenir, quelque chose s’épuise.
Je vois ces réalités de près.
Je vois la fatigue qui s’installe insidieusement, la charge mentale qui ne se dépose jamais complètement, les soirées où l’esprit reste au travail, les nuits parfois hachées. Je vois aussi le silence, celui de ceux qui n’osent pas dire qu’ils n’y arrivent plus.
Dans ces grandes structures, il y a souvent peu ou pas d’espace pour accueillir la fragilité humaine.
Quand le rythme devient trop intense, quand le corps ou le psychisme commencent à flancher, l’homme se retrouve bien souvent seul face à ce qu’il traverse. Il continue, par devoir, par loyauté, par peur aussi de ne plus être à la hauteur.
Le burn-out ne survient pas du jour au lendemain.
Il est le résultat d’une accumulation : surcharge de travail, pression constante, absence de reconnaissance émotionnelle, impossibilité de ralentir. À un moment donné, le corps dit stop. L’esprit se brouille. Le sens se perd.
Ce qui rend ces situations encore plus difficiles, c’est le manque d’accompagnement.
Peu de dispositifs existent réellement pour soutenir ces hommes dans ce qu’ils vivent intérieurement. Alors ils traversent l’épreuve comme ils peuvent, souvent dans l’isolement.
Demander de l’aide reste un pas immense.
Pour beaucoup d’hommes, reconnaître l’épuisement est vécu comme un échec, une faiblesse, alors qu’il s’agit avant tout d’un signal vital : celui d’un être humain qui a dépassé ses limites.
Être accompagné dans ces moments-là peut vous permettre de déposer ce qui pèse, de mettre des mots sur ce qui se joue, de comprendre les mécanismes à l’œuvre et, peu à peu, de retrouver un espace intérieur plus respirable. Un temps pour soi, pour se recentrer, pour réapprendre à s’écouter.
Il ne s’agit pas de remettre en cause l’homme que vous êtes, ni votre engagement professionnel, mais de reconnaître vos limites humaines.
Il s’agit de prendre soin de l’humain derrière la fonction, de redonner une place au vivant, à la sensibilité, à l’équilibre.
Si ce texte fait écho en vous et que vous ressentez le besoin d’être accompagné, je vous invite à me contacter afin d’échanger ensemble sur ce qui se présente pour vous.
sandra
lelandeletre@gmail.com